En cette période d'incertitude, il est essentiel d'évaluer correctement le risque de contracter la COVID-19. Sous-estimer le risque pourrait nous faire oublier l'importance des mesures préventives et nous exposer à des risques inutiles. D'autre part, surestimer le risque pourrait créer des états de peur et d'anxiété injustifiés qui seraient préjudiciables à notre bien-être.

Lors de l'évaluation d'un risque sanitaire, chacun de nous évalue sa probabilité d'attraper la maladie (susceptibilité) et la gravité de la maladie pour lui. Dans notre évaluation des risques, nous prenons en compte des aspects tels que, par exemple, notre âge, si nous devons passer beaucoup de temps parmi les gens pour des raisons professionnelles ou si nous souffrons d'une maladie chronique.

La littérature scientifique a toutefois montré que les informations que nous recevons des journaux ou des médias sociaux jouent également un rôle important dans la construction (et souvent la déformation) de notre perception du risque. Comment font-ils exactement ?

  1. Rendent le virus omniprésent. L'urgence COVID-19 a certainement un impact important sur nos vies et, à ce titre, mérite l'attention. Ne parler de rien d'autre, comme si toutes les autres questions avaient disparu, peut cependant contribuer à alimenter l'anxiété et la peur.
  2. Soulignent l'incertitude. Recevoir trop d'informations, souvent incohérentes les unes par rapport aux autres, crée de l'incertitude. Cette incertitude se traduit par la perception d'un risque accru.
  3. Mettent les aspects négatifs au premier plan. Lorsque, comme dans le cas de cette pandémie, nous parlons surtout du deuil et du drame, la négativité qui en résulte amplifie le risque perçu. Ainsi, d'autre part, les messages positifs et l'espoir peuvent atténuer l'état de tension que nous ressentons.
  4. Utilisent des métaphores. Comparer la COVID-19 à la grippe saisonnière nous la fera sous-estimer. D'autre part, la comparaison avec une guerre (avec des tranchées, des soldats tombés au combat et des héros au front) nous amène à percevoir le risque comme étant bien plus grand qu'il ne l'est en réalité. La rhétorique avec laquelle on parle d'un problème peut en réduire ou amplifier les dimensions.
  5. Décrivent des cas semblables à celui que nous connaissons. Nous nous référons plus facilement aux personnes que nous connaissons et à ceux qui nous ressemblent plutôt qu'aux pourcentages. Ainsi, même si nous savons que la probabilité que les enfants contractent la COVID-19 est faible, le fait de lire ou de sentir qu'un enfant de l'âge de notre fils l'a contracté augmente notre perception du risque.

Lors de l'évaluation des risques, efforçons-nous de tenir compte de facteurs objectifs. Nous évitons ainsi de prendre le risque trop à la légère ou, au contraire, de nous accabler d'anxiétés et de craintes injustifiées.

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