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  Jeudi 21 Août 2025
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Bonjour, pour faire part de mon expérience, je ne sais pas si cela sera utile.

Cancer de la prostate, stade 4, métastases un peu partout, lésion de la moelle épinière en deux endroits par 2 tumeurs, et hop, je m'effondre dans la douche. Les urgences, puis 3 opérations pour retirer les tumeurs et éviter une paraplégie définitive. PSA > 1000. Ce fut un choc moral très important. Après l'opération, je suis paraplégique, personne ne sait ce qu'il adviendra.

Traitement par chimio et hormonothérapie, l'hormonothérapie qui me fait bégayer et perdre la mémoire. C'est alors qu'un événement s'est produit, un champignon que j'appelle "champignon des anges" pour une certaine raison, l'Héricium. J'ai commencé à le prendre en extrait titré, 4 fois la dose journalière, car c'est un régénérant du système nerveux. Les bégaiements cessent, je ne perds plus la mémoire mais je ne la récupère pas non plus, c'est 6 mois plus tard que le processus va s'inverser. 3 mois après les opérations, il n'y a presque plus de traces sur la moelle épinière, le chrirugien est surpris.

Clinique spécialisée pour la rééducation 3 semaines après la dernière opération. Comment rééduquer un paraplégique? Ana, la kiné m'explique quelque chose, concentration sur l'orteil pendant qu'elle le masse. Et je me rappelle d'un exercice que je pratiquais étant ado, je ralentissais mon coeur jusqu'à 40 battements minute, mais pas plus bas, j'avais un peu la trouille. Technique que j'appelle projection mentale, je pense que les yojis la pratique. Cela demande un effort mental considérable, si important que l'on n'a plus d'énergie pendant 1h ou 2h. Sur le lit, je pratiquais cela aussi souvent que je le pouvais. C'est long à expliquer mais facile à démontrer. Puis mon orteil s'est mis à bouger, et pas que mon orteil. Ce fut au tour de tous les orteils puis des pieds, ensuite des jambes. Après 3 mois, avec la planche je pouvais passer du lit au fauteuil sans aide, mais sans force dans les jambes et le corps à partir des pectoraux. 2 mois plus tard je marchais entre les barres, 2 mois de plus et j'utilisais le rolator à 2 roues. 11 mois après l'intervention je marche sur le tapis roulant. Je suis resté 3 mois comme interne à la clinique et moins de 3 mois en externe. Après quoi, je n'ai pas été prolongé. J'ai continuer de travailler chez moi (politique de la clinique) sans aide.

Ce fut un vrai combat, et si vous avez le mental pour cela, il faut: être déterminé, ne pas ménager ses efforts car sans efforts il n'y a pas de progrés, être très positif, c'est à dire ne jamais laisser une pensée négative toucher son esprit. Et si on n'a pas d'aide ... il faut le mental. Heureusement j'ai une bonne épouse.

J'ai aujourd'hui 5,8 de PSA. Ce que j'ai fait pour oeuvrer contre le cancer en parallèle de l'hormonothérapie:

  • respiration 1h chaque soir d'hydrogène, 
  • utilisation du Spooky 2
  • les extraits de champignons en gélule: reishi, shitake, cordiceps, maïtake, et surtour Hericium (pour la moelle épinière).
  • complexe vitamines B

Sur le tapis roulant, actuellement je fais 3 à 4 séances de 3 à 10 minutes. La 1ere séance, la plus difficile, 3 mn. J'ai commencé à fortifier mes muscles des jambes avec un petit tabouret, il y a 2 semaines cela m'était impossible.

Je pense que je suis arrivé sur le pallier, et ce pallier, c'est la fatigue, je travaille moins.

Etant arrivé à ce résultat tout seul, je pense que je vais encore progresser car je vais enfin pouvoir consulter un médecin spécialisé. 

Je retiens cependant deux choses qui ont servi d'exemple à tous les malades de la clinique, c'est eux et les kinés qui me l'ont dit: détermination et efforts. En ce qui concerne les efforts, j'ai souffert, vraiment souffert, mais il ne faut pas d'excès non plus, 3 fois je suis resté une semaine à peu travailler tellement mes genoux avaient gonflé.

J'espère que cela sera utile à ceux qui possède l'énergie mentale indispensable.

Bien à vous

Dominique

 

 

 

  

il y a environ 11 mois
·
#5931

Bonjour

Je vous avais parlé de mon arrivée dans un plat, plus de progrès ou vraiment de très minimes.

Pas de découragement, j'ai encore travaillé avec ardeur et détermination, et fatigue en plus. Mais voilà, ce qui arrive, le salaire de la douleur et du travail, avec ces deux vidéos que je vous partage.

https://drive.google.com/file/d/1PEvmBIVHVenMMml0UInwZedzdFFwjj1T/view

https://drive.google.com/file/d/15xQ5lf8GH6xXGl6ExXrKAdruAZxVO25H/view

Les médecins avec qui j'ai pu échanger m'ont confirmé que c'est ce combat qu'il faut mener pour ne pas entrer dans une spirale descendante. Je ne suis pas né paraplégique mais je le suis devenu, ce qui est différent et j'encourage ceux qui le deviendraient à cause d'un cancer ou d'un accident à ne pas baisser les bras. C'est très difficile c'est vrai, très vrai, mais il faut se projeter vers le futur.

il y a environ 1 an
·
#5853

Bonjour

Quand j'ai écrit, j'ai mentionné 3 éléments clés, mais j'en ai oublié un. C'est ce qui s'est passé cet après-midi qui me l'a rappelé. J'en ai eu assez que les frelons asiatiques viennent manger mes abeilles. Depuis septembre de l'an dernier où je suis devenu paraplégique, je n'ai pas pu m'en occuper. Et de voir ce qui s'est passé m'a donné la force nécessaire pour faire ce que vous allez voir. Parce qu'ensuite, il me faut revenir à la maison, et le chemin pour rentrer est en très forte pente. Il m'en fallait de cet ingrédient, et cet ingrédient c'est la motivation, la motivation donne de la force. Il faut aussi de la motivation pour s'en sortir malgré la souffrance. Allez, pour vous distraire un peu voici 6 liens. Et n'oubliez pas: la motivation

https://drive.google.com/file/d/1f0HXhUvaEvvSATah5DTGOuf1I0zIlt70/view?usp=sharing

https://drive.google.com/file/d/1Wga65dHOqqK8qI1My4dkE6EkOaO_mRS0/view?usp=sharing

https://drive.google.com/file/d/1Uj09qmVXFhTCPIKZNhEP7VRu23t67A69/view?usp=sharing

https://drive.google.com/file/d/1pZq8luKs5CcHgkol3eFObgdlBam5CUj9/view?usp=sharing

https://drive.google.com/file/d/1Uuf6w6Fh1tj-xK6PPy0eO4dnLLR1NLtp/view?usp=sharing

https://drive.google.com/file/d/1otYXa7ZSdK2a75dFFH4w6kXdc3TsZLjQ/view?usp=sharing

Salut Domi

merci d'avoir partagé ton incroyable histoire, qui t'amène grand courage. Et mon chapeau. 
il fut pas croie qui si tu ne reçois pas de réponse ou peu de réponse, qui personne ne lit, ce bien au contraire, il aura sûrement bien plus qui on pense qui lit ici. 
Et de témoignage comme le tiens, donne du courage. 
tout de bon pour ton chemin. 

Sincèrement 

franz 

Merci Dominique pour ces précisions et pour ce témoignage encore plus riche. Tu montres bien l’importance de discuter de tes idées de traitements avec l’équipe soignante.

Ton message sur la détermination, les efforts et l’esprit positif peut donner du courage à d’autres personnes qui vivent un parcours similaire. Merci encore de partager tout cela avec la communauté.

il y a environ 1 an
·
#5833

Bonjour Claudia

Merci de ton complément très utile. Les compléments alimentaires ne remplacent pas les traitements conventionnels.  J'ai par ailleurs reçu ma chimio pendant 6 mois en parallèle de l'hormonothérapie. Et je suis encore sous hormonothérapie. C'est vrai que ce n'est pas très clair dans le texte, évident pour moi, mais pas clair. Pardon.

Ma rémission est si importante que mon oncologue m'a demandé si je prenais des compléments alimentaires, après quoi il a approuvé. Notre dernière discussion a été plus ouverte (j'ai étudié les médecines parallèles pendant près de 10 ans) et je lui parlais de synergie. Il m'a répondu que si je prenais quelque chose, il fallait que ce soit dans le sens du traitement et surtout pas à contre-sens ce avec quoi je suis tout à fait d'accord. Cela se voit bien avec le système Mora ou la prise de pouls. Deux médicaments homéopathiques sont favorables puis on ajoute un 3e et hop, ce n'est pas bon.

Ce qui est important, lorsque l'on est atteint de paraplégie, ce sont ces 3 points : détermination, efforts, esprit positif. J'ai pu encourager beaucoup de patients à la clinique et ça marche, ma kiné disait que j'étais son meilleur représentant. Si on n’a pas le moral, le mental, si on est dépressif, selon ce que j'ai pu voir on n’y arrive pas.

Je crois que je suis désormais arrivé sur un plat, onze mois après mes opérations, et je comprends qu'il s'agit de fatigue après tous ces efforts. Si quelqu'un me lit, il ne faut pas qu'il se décourage, c'est normal et il faut accepter que notre corps, également notre cerveau, veuillent retrouver un équilibre. Une personne normale ne peut pas comprendre ce que nous avons souffert moralement et physiquement. Accepter d'être changé et lavé comme un bébé pendant plusieurs mois, c'est très humiliant, essayer de déplacer un bras ou un pied qui pèse 40 kgs, quels efforts ! Puis on marche avec 3 cm de coton sous les pieds, se cogner et saigner sans rien ressentir, pouffff !

Il ne faut pas chercher à expliquer, excepté à son ou sa plus proche.  Apprenez à apprécier ce repos, sans vous arrêter, et si vous faites 2 ou 3 fois moins, ne vous arrêtez pas. Mon épouse a lu 2 témoignages russes, deux hommes, et je vis exactement la même course. Pourquoi pas vous ?

Bonjour Dominique,

merci beaucoup d’avoir partagé ton parcours – on sent toute la force mentale, la détermination et les efforts derrière tes progrès. Ton témoignage peut donner du courage à d’autres personnes qui se trouvent dans une situation difficile.

Chacun·e vit son chemin de rééducation différemment, et il est important de rappeler que les compléments ou appareils que tu mentionnes ne remplacent pas un suivi médical. Nous encourageons toujours les membres à en discuter avec leurs médecins avant d’essayer ce type de méthodes.

Ce que ton expérience montre très clairement, et qui peut inspirer tout le monde, c’est l’importance du mental, de l’engagement personnel et de l’accompagnement de proches et de soignants. Merci encore d’avoir pris le temps de l’écrire ici.

Salutations, Claudia (modératrice) 

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